Marche unitaire pour une mode sans exploitation animale – Organisée par « Contre La maltraitance animale » et « CCEA »

Page FB de l’événement : https://www.facebook.com/events/1702029403431024/

MARCHE POUR UNE MODE RESPONSABLE ETHIQUE ET ECOLOGIQUE

Pourquoi cette marche ?
Chaque année, des millions d’animaux sont élevés, exploités et mis à mort dans le simple but de produire des articles de mode, alors que de nombreuses alternatives sont disponibles.
Nous demandons le dépôt d’une proposition de loi afin que soit interdit sur notre territoire l’élevage d’animaux dits à fourrure comme cela est déjà le cas dans de nombreux pays dont la Grande-Bretagne, la Croatie ou les Pays-Bas. Animavie et sa campagne « merci la mode ! » interpelle actuellement les députés sur cette proposition de loi importante.
Cette action simple à mettre en place donnerait à notre pays une position d’avant garde en matière de protection animale.
Nous sensibilisons également le grand public et le monde de la mode aux problèmes éthiques et écologiques concernant les autres peaux animales, comme le cuir ou la laine par exemple.

Le point sur la situation :
Fourrure : Pour la fourrure, 85% de la production provient d’élevages intensifs. Les animaux sont élevés en confinement permanent, dans des cages minuscules, ne pouvant exercer absolument aucun besoin basique comme courir, nager dans une marre ou rechercher de la nourriture. Visons, renards, lapins, chiens viverins et ratons laveurs ne sortiront de cet univers sordide que pour être gasés ou électrocutés. Les chats et chiens sont également exploités pour leur fourrure et leur peau (cuir) en Chine, ils sont dépecés conscients et vendus en Europe, notamment en France, à petit prix et souvent non étiquetés. Les 15% restant sont des animaux trappés à l’aide de pièges à mâchoires en acier douloureux.
Duvet et plumes : des images tournées par des ONG ont montré que les canards ou les oies pouvaient être déplumés à vif, sans aucune compassion, puis remis dans les enclos afin que les plumes repoussent. Ensuite, les bêtes seront une nouvelles fois déplumées et ainsi de suite.
Laine : des pratiques dénoncées par la Peta US sont particulièrement cruelles pour les animaux. Moutons piétinés, maltraités ou encore mutilés : des images terribles ont été dévoilées par l’association.
Cuir : qu’il s’agisse de cuir exotique (python, croco, etc) ou de cuir issu des abattoirs, il s’agit d’une souffrance animale facilement évitable.
De plus, la production de cuir et les élevages à fourrure sont également sources de dégradations environnementales importantes. L’usage de différents produits chimiques contre les parasites, pour nettoyer les élevages et traiter peaux et fourrures, réduit la durée de vie des employés (dont des enfants) de ce commerce et peut entrainer pour chacun de nous dérèglements hormonaux (perturbateurs endocriniens), allergies, démangeaisons, brûlures, cancers, leucémies. Ces produits contaminent l’eau, l’air et les sols, et diminuent la biodiversité.
Pour toutes ces raisons nous vous invitons à rejoindre notre marche pacifique et unitaire afin de demander une mode responsable, éthique et écologique.

De nombreuses alternatives existent : la fausse fourrure est plébiscitée par un nombre grandissant de marques. Des textiles comme les cuirs à base de fibre d’ananas ont été développé, des articles issus de liège recyclé ou de matériaux synthétiques de récupération existent. Des marques très connues utilisent du plastique récupéré des océans et en font des jeans ou des baskets. De la soie « ahimsa » est disponible : il s’agit de récupérer les cocons une fois que la chrysalide s’en est allée afin de respecter l’animal.
D’un point de vue écologique, les fibres végétales produites localement sont les plus vertueuses. Les fibres synthétiques, bien qu’imparfaites pour l’environnement, proposent des alternatives éthiques car sans exploitation animale.